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Accueil > Historique : Dossiers > François Villon

 François Villon

François de Montcorbier ou des Loges serait né en 1431 (le 31 mars) aux Loges. D'une famille modeste et orphelin de père, il fut confié à Guillaume de Villon, chanoine de Saint-Benoît, qui l'éleva et s'occupa de son instruction. Il suivit les cours de la Sorbonne et obtint son Baccalauréat en 1449, puis sa licence ainsi que sa maîtrise. Il enchaina ensuite des études de théologie. Il prit le nom de son père spirituel dès 1456.

Pendant ses études bien que brillantes, Villon mène une vie de délinquant : vols, rixes... Il aurait même été en contact avec la "Coquille", la mafia de l'époque qui sévissait dans le nord de la France. Le 5 juin 1455, il tua le clerc Philippe Sermoise, son rival en amour, au cours d'une dispute. Il quitta Paris aussitôt. Condamné par contumace, il revint à Paris en 1456 grâce à deux lettres de rémission. La même année, il doit à nouveau s'exiler, suite à un cambriolage au collège de Navarre.

Charles d'Orléans, pour lequel il écrit plusieurs textes, le fait libérer de la prison de Blois en 1457. Après s'être brouillé avec son protecteur, Villon reprend sa vie criminelle. Emprisonné en 1461 à Meung-sur-Loire, il est amnistié par le roi Louis XI de passage dans la ville.

En novembre 1462, il est de nouveau emprisonné au Châtelet pour vol. Le même mois, Villon participe à une bagarre où un notaire (Maître Ferrebourg) meurt d'un coup de dague. Villon est condamné à être pendu. Par chance, en appel, sa peine est commuée en dix ans de bannissement de Paris par la cour du Parlement. Dès lors, on perd sa trace et on ne sait ce qu'il devint.

 

La vie de François Villon possède de nombreuses zones d'ombre, car trop peu de documents ont pu parvenir jusqu'à nous. Son oeuvre comprend "Le Lais", "Le Testament", un recueil de poésies diverses, ainsi que sept ballades. Voici l'une d'entre elles, sûrement la plus connue : "La Ballade des Pendus".

 La ballade des pendus

Freres humains qui après nous vivez,
N'ayez les cuers contre nous endurciz,
Car, se pitié de nous pouvres avez,
Dieu en aura plus tost de vous merciz.
Vous nous voyez cy attachez cinq, six :
Quant de la chair, que trop avons nourrie,
Elle est pieça devorée et pourrie,
En nous, les os, devenons cendre et pouldre,
De nostre mal personne ne s'en rie :
Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre !

Se freres vous clamons, pas n'en devez
Avoir desdain, quoy que fusmes ociz
Par justice. Toutefois, vous savez
Que tous hommes n'ont pas le sens rassiz ;
Excusez nous, puis que somme transsis,
Envers le filz de la Vierge Marie,
Que sa grace ne soit pour nous tarie,
Nous preservant de l'infernale fouldre.
Nous sommes mors, ame ne nous harie ;
Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre !

La pluye nous a debuez et lavez,
E le soleil dessechez et noirciz :
Pies, corbeaulx nous ont les yeulx cavez
Et arraché la barbe et les sourciz.
Jamais nul temps nous ne somme assis ;
Puis ça, puis la, comme le vent varie,
A son plaisir sans cesser nous charie,
Plus becquetez d'oiseaulx que dez a couldre,
Ne soyez donc de nostre confrarie ;
Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre !

Prince Jesus, qui sur tous a maistrie,
Garde qu'Enfer n'ait de nous seigneurie :
A luy n'ayons que faire ne que souldre.
Hommes, icy n'a point de mocquerie ;
Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre !

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