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Accueil > Historique : Dossiers > Guy Môquet

Guy Mocquet

 Guy Môquet

Nombre de rues et d'édifices en France portent son nom, pourtant Guy Môquet reste méconnu. Voici, un aperçu de sa trop courte vie ; il fut exécuté le 22 octobre 1941 au camp de Châteaubriant, à l'âge de 17 ans.

Né dans une famille de travailleurs, son père est cheminot ainsi que député communiste. Guy Môquet étudie au Lycée Carnot dans le 17e arrondissement de Paris.

Sa vie bascule, le jour où son père est déporté au bagne de Maison-Carrée (Algérie) par la police Française. Il décide d'arrêter ses études et commence sa vie de militant. Engagé dans les jeunesses communistes, il participe aux distributions de tracts anti-nazis sur les marchés et dans les cinémas.

Suite à une lettre de dénonciation, il est arrêté le 13 octobre 1940 à la gare de l'Est. Bien qu'acquitté le 23 janvier 1941,il est transféré de prison en prison, la Santé, Fresnes, Clairvaux. A la mi-mai 1941, il arrive au camp de Châteaubriant (Loire Atlantique, à mi-chemin de Rennes et de Nantes). Ce camps comptait près de 4000 prisonniers politiques.

Le 20 octobre 1941 vers 8h, le Feldkommandant Hotz est exécuté par trois jeunes communistes à Nantes. En représailles, Hitler ordonne d'exécuter 50 otages immédiatement, puis 50 autres si les auteurs de l'attentat ne se livrent pas. Le gouvernement de Vichy, par l'intermédiaire de son ministre de l'intérieur, Pierre Pucheu, intervient auprès des autorités Allemandes, et fournit une liste de prisonniers « bons à être exécutés » « pour éviter de laisser fusiller 50 bons Français ».

A Nantes, 16 prisonniers ont été choisis, 5 autres au Mont Valérien. A Châteaubriant, 27 prisonniers ont été fusillés le 22 octobre dont le plus jeune était Guy Môquet.

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 Lettre de Guy à sa famille - 22 octobre 1941

"Ma petite maman chérie,
mon tout petit frère adoré
mon petit papa aimé"

     "Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c'est d'être courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c'est que ma mort serve à quelque chose. Je n'ai pas eu le temps d'embrasser Jean. J'ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas ! J'espère que toutes mes affaires te seront renvoyées elles pourront servir à Serge, qui je l'escompte sera fier de les porter un jour. A toi petit papa, si je t'ai fait ainsi qu'à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m'as tracée.

     Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j'aime beaucoup. Qu'il étudie bien pour être plus tard un homme.

     17 ans 1/2, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine.

     Je ne peux en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, en vous embrassant de tout mon cœur d'enfant. Courage !

Votre Guy qui vous aime

Guy                                       

 

Dernières pensées : "Vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir !

Pour en savoir plus :
  Guy Môquet, une enfance fusillée
  Pierre-Louis Basse - Stock

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